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Réforme des retraites : Le SNPTES n’acceptera pas qu’il y ait des perdants !

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Alors que le débat parlementaire sur la réforme des retraites est en cours, le SNPTES tient à rappeler sa vive opposition au projet gouvernemental.

Si l’idée de créer un système universel de retraite est louable, les modalités de mise en œuvre que le gouvernement tente d’imposer le sont beaucoup moins.
Sans rentrer dans les détails de cette réforme, il est clair que la simple suppression de la règle des 6 derniers mois pour les fonctionnaires et des 25 meilleures années pour les contractuels va pénaliser le plus grand nombre des personnels de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. La création d’un âge d’équilibre (âge pivot) va également pénaliser ceux qui auraient pu partir à 62 ans, avec le système actuel.

Le gouvernement affirme que les fonctionnaires ne seront pas perdants puisque désormais les primes seront prises en compte intégralement dans le calcul du montant de la pension. Il précise que la part de prime dans la rémunération des fonctionnaires est de 23 %. Selon le bilan social du ministère, la part moyenne mensuelle des primes et indemnités dans la rémunération globale des agents titulaires est de 36 % pour un attaché d’administration hors classe et de 12,39 % pour un adjoint administratif principal de 1re classe. Pour augmenter artificiellement ce ratio, le gouvernement comptabilise comme prime toutes les rémunérations accessoires (heures complémentaires, sujétions et astreintes, vacations, prime informatique, CET, etc.), ainsi il annonce par exemple que les adjoints techniques touchent 18 % de prime en moyenne alors que le bilan social du ministère précise entre 12,70 % et 14,66 %. Pour le SNPTES, cette démarche est malhonnête, car seules les primes perçues par l’ensemble des agents d’un corps, quelle que soit la fonction occupée, devraient être prises en compte dans les comparatifs.

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La fin de la prise en compte des 6 derniers mois pour les fonctionnaires revient également à mettre fin à l’ascenseur social. Les agents qui commenceront leur carrière en catégorie C et la termineront en catégorie B ou A seront extrêmement pénalisés, ainsi que les agents contractuels qui accéderont tardivement à la titularisation, d’autant plus que ces derniers ont en grande majorité, pas ou très peu de prime et aucun avancement.

En clair, le gouvernement propose d’augmenter les pensions de ceux qui sont les plus primés en réduisant celles de ceux qui ont peu ou pas de primes, et les pensions de ceux qui ont bénéficié de l’ascenseur social. Ce n’est pas notre conception de la justice sociale !

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Jeudi 20 février, mobilisons-nous :

  • Pour une autre réforme des retraites ;
  • Pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
  • Pour la revalorisation de nos rémunérations et de nos futures pensions ;
  • Pour des politiques de rémunération plus équitable ;
  • Pour la prise en compte de la pénibilité ;
  • Pour le renforcement de l’ascenseur social ;
  • Pour la création d’emplois statutaires ;
  • Pour un plan de titularisation des contractuels ;
  • Pour la défense des missions publiques et donc l’abandon de toutes formes d’externalisation et de privatisation.