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Mesures d’urgence applicables aux agents publics

Mesures d’urgence applicables aux agents publics :
Le SNPTES appelle les agents de la fonction publique à manifester leur mécontentement !

Olivier Dussopt, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’action et des comptes publics a présenté, aux organisations syndicales, les mesures salariales d’urgences qui s’appliqueront aux agents publics :

  • Prime d’activité sous condition de ressources de l’ensemble du foyer fiscal, le nombre de bénéficiaires va augmenter de 50%.
  • Heures supplémentaires défiscalisées, La mesure prend la forme d’une réduction de cotisations imputées sur la cotisation du régime vieillesse de base évitant ainsi la perte de droits.
  • Baisse de la CSG des retraités qui en concernerait 5 millions.
  • Revalorisation du compte épargne temps (monétisation des jours épargnés sur le CET).
  • Amélioration du niveau de remboursement des frais d’hébergement et de déplacement.
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Communiqué des organisations syndicales de la fonction publique
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Le SNPTES à l’instar de la FA-FP et de l’ensemble des organisations syndicales membres du conseil commun de la fonction publique réfute l’efficacité de ces mesures (voir communiqué intersyndical).
Le SNPTES et sa fédération (FA-ENESR) dénoncent clairement :

  • La méthode d’action dans l’urgence sans mesures négociées.
  • Un financement par une baisse de l’emploi public. Le ministre de l’Éducation nationale annonce que les heures supplémentaires vont compenser les suppressions de poste.
  • Le manque d’information sur la prime d’activité qui devrait déjà bénéficier à beaucoup plus d’agents. L’augmentation du nombre d’ayant droit n’est donc pas l’assurance que tous les agents publics concernés la percevront.
  • Les heures supplémentaires qui ne sont pas une solution, elles permettent de jouer sur le budget en diminuant le nombre d’emplois pérennes. De plus tous les agents publics ne font pas des heures supplémentaires et tous ceux qui en font ne bénéficient pas de leur rémunération.
  • L’absence de prime exceptionnelle défiscalisée de fin d’année pour les agents publics. Il est inadmissible que l’État incite les employeurs privés à verser une prime exceptionnelle tout en s’en exonérant lui-même.
  • Le maintien du jour de carence.
  • La compensation « dégressive » de la CSG à compter du 1er janvier 2019 puisque le montant de base restera figé au 31 décembre 2018, de fait toute nouvelle hausse de la rémunération des agents publics après cette date ne sera plus compensée pour la hausse de la CSG.

Le SNPTES et la FA-ENESR exigent l’ouverture immédiate de réelles négociations pour trouver un consensus sur des mesures générales pour l’ensemble des agents publics. Le SNPTES prévient le gouvernement : « à jouer avec le feu, on finit par se brûler » !

Amar AMMOUR
Secrétaire Général FA-FPE
Militant SNPTES