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Loi de programmation de la recherche (LPPR), déclaration du SNPTES au CNESER : Pour le SNPTES, des propositions satisfaisantes malheureusement accompagnées de réels points de contestation...

Le SNPTES a pu contester, récemment, le délai très court dont les représentants du personnel membres du CNESER ont disposé pour analyser la loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR).

Pour le SNPTES, il est désormais nécessaire de débattre de ce projet de loi qui, certes promet des moyens et quelques mesures positives, mais comporte aussi de réels points de crispation.

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Loi de programmation de la recherche (LPPR), déclaration du SNPTES au CNESER : Pour le SNPTES, des propositions satisfaisantes malheureusement accompagnés de réels points de contestation...
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Des moyens nouveaux, il faudrait être de mauvaise foi, tout d’abord, pour ne pas reconnaître que ce projet, en pleine bourrasque économique, ose programmer sur dix années une évolution des moyens budgétaires dévolues à la recherche publique. Certes, notamment pour la première année d’application de cette loi (2021), l’évolution est largement insuffisante au moment où le besoin de recherche publique comme la nécessité de relancer l’économie apparaissent comme des priorités.

Des mesures intéressantes, ce projet en comprend aussi, tel l’encadrement des contrats de travail de droit privé permettant à des doctorants, payés par leurs entreprises, de pouvoir mener à terme leurs doctorats, ou encore des dispositions qui assoupliraient la mobilité des personnels ou, autre point positif, des mesures destinées à faciliter la venue et le séjour de chercheurs étrangers.

En revanche, pour le SNPTES, le projet de loi de programmation comporte des points de contestation comme, notamment, les chaires de professeurs juniors ou encore les CDI de missions de droit public qui institutionnalisent encore plus la précarité.
Enfin, le SNPTES maintient qu’une loi de programmation de la recherche est aujourd’hui une nécessité vitale pour notre pays. La France, encore plus en période de crise qu’en temps ordinaire, a besoin d’une recherche publique disposant de moyens humains et financiers réellement suffisants. Plus qu’un investissement, il s’agit d’un pari sur l’avenir.